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Moisissures et humidité dans la maison : causes, prévention et comment améliorer l’air intérieur

Avec les premières pluies de l’automne et le retour du chauffage, de nombreux logements montrent à nouveau les mêmes signes. Des fenêtres embuées dès le matin, une odeur de renfermé qui ne disparaît pas et de petites taches sombres apparaissent dans les angles du plafond. Les moisissures sur les murs sont l’un des problèmes domestiques les plus courants à cette période de l’année et apparaissent rarement par hasard. Elles sont presque toujours la partie visible d’un excès d’humidité dans la maison qui s’est accumulé sans attirer l’attention.

Au Portugal, le sujet est loin d’être marginal. Selon l’enquête sur les revenus et les conditions de vie de l’Institut national de la statistique portugais (INE), près d’un tiers de la population (32,1 %) déclarait, en 2025, vivre dans un logement présentant de l’humidité ou des infiltrations. Comprendre d’où vient cette eau, comment nettoyer les moisissures sans risque et quelles habitudes empêchent leur retour : c’est le chemin vers un logement plus confortable, avec une meilleure qualité de l’air intérieur.

Moisissures sur les murs : pourquoi elles apparaissent

Les moisissures apparaissent lorsqu’une surface reste humide suffisamment longtemps pour que les champignons, dont les spores sont naturellement présentes dans l’air, puissent se développer. Sans humidité, pas de moisissures : c’est pourquoi l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) résume la question en une idée simple. Maîtriser les moisissures, c’est avant tout maîtriser l’humidité.

L’origine de cette humidité n’est pas toujours la même. Les recommandations du gouvernement du Royaume-Uni sur l’humidité et les moisissures dans les logements distinguent plusieurs types. Identifier le bon type évite de perdre du temps et de l’argent dans des solutions qui ne règlent rien.

Condensation : la cause la plus fréquente

La condensation est l’eau qui se forme lorsque l’air chaud et chargé de vapeur entre en contact avec une surface froide. C’est le cas d’une vitre, d’un mur extérieur ou de l’angle d’un plafond. Ces mêmes recommandations britanniques la désignent comme la forme d’humidité la plus courante dans les logements. Elle est alimentée par des activités aussi ordinaires que se laver, cuisiner ou faire sécher le linge à l’intérieur.

Les signes les plus typiques sont faciles à reconnaître :

  • vitres et menuiseries mouillées au réveil, surtout dans les chambres ;
  • points noirs dans les angles, autour des fenêtres ou derrière les meubles placés contre des murs extérieurs ;
  • moisissures au plafond de la salle de bains, près de la douche ou de la baignoire.

Infiltrations : l’eau qui vient de l’extérieur

Lorsque l’eau pénètre par la façade, la toiture, des menuiseries mal étanches ou des fissures, on parle d’infiltration. Elle se remarque généralement après des jours de forte pluie, sous forme de taches qui s’étendent à partir d’un point. Ces taches peuvent faire cloquer la peinture ou effriter l’enduit.

Remontées capillaires et fuites d’eau

L’humidité due aux remontées capillaires monte du sol à travers les murs et se rencontre surtout en rez-de-chaussée et dans les bâtiments anciens. Elle laisse normalement une bande humide en bas des murs, parfois avec des taches blanchâtres de sels. Les fuites de canalisations, de lave-linge ou de receveurs de douche provoquent quant à elles des taches localisées qui ne dépendent pas du temps qu’il fait dehors.

Le rôle de la ventilation

Quelle que soit l’origine, le manque de ventilation aggrave presque toujours le problème. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans ses lignes directrices sur l’humidité et les moisissures dans l’air intérieur, recommande une maîtrise adéquate de la température et de la ventilation pour éviter l’excès d’humidité. Elle préconise aussi d’éviter ou de réduire au minimum l’humidité persistante sur les surfaces intérieures. Les logements aux fenêtres neuves et bien étanches, mais sans renouvellement d’air, et les pièces qui restent froides toute la journée réunissent les conditions idéales pour la condensation.

Type d’humiditéOù elle apparaît le plus souventSignes les plus courantsQuand elle s’aggrave
CondensationFenêtres, angles du plafond, murs extérieurs, derrière les meublesVitres mouillées, points noirs, odeur de moisiMatins froids, pièces peu aérées, linge qui sèche à l’intérieur
InfiltrationFaçades, plafonds du dernier étage, près des menuiseriesTaches qui s’étendent, peinture cloquée, enduit dégradéAprès une forte pluie et du vent
Remontées capillairesBas des murs du rez-de-chausséeBande humide, taches de sels, plinthes abîméesEn continu, avec des variations au cours de l’année
Fuite d’eauPrès des tuyaux, des appareils, des baignoires et des receveurs de doucheTache localisée qui ne finit jamais de sécherSans lien avec la météo

Moisissures, humidité et santé : qui est le plus sensible

Vivre dans un logement humide ou touché par les moisissures est associé à un risque accru de symptômes respiratoires, d’infections respiratoires et d’aggravation de l’asthme, selon les lignes directrices de l’OMS. Le même document fait également état de quelques éléments de preuve d’une association avec la rhinite allergique.

L’impact n’est pas le même pour tous. Les recommandations du gouvernement du Royaume-Uni considèrent comme plus vulnérables :

  • les personnes souffrant d’allergies, d’asthme ou d’autres maladies respiratoires ;
  • les enfants et les bébés ;
  • les personnes âgées ;
  • les femmes enceintes et celles qui ont récemment accouché ;
  • les personnes dont le système immunitaire est affaibli, par exemple en raison de traitements médicaux.

Pour les personnes qui vivent déjà avec des allergies respiratoires, l’humidité dans la maison mérite une attention redoublée. Filtrarte a consacré des articles spécifiques à la rhinite allergique et à l’asthme allergique, avec des informations sur les symptômes et la prévention. En cas de symptômes persistants, l’évaluation relève toujours d’un médecin.

Comment enlever la moisissure d’un mur en toute sécurité

Enlever la moisissure d’un mur règle la partie visible du problème, mais le résultat ne dure que si l’origine de l’humidité est corrigée. Nettoyer sans agir sur la cause revient, en pratique, à retarder le retour des taches.

Avant de commencer

Le guide de l’EPA sur les moisissures et l’humidité recommande de se protéger pendant le nettoyage. Il préconise des gants, des lunettes de protection sans orifices d’aération et un masque de protection respiratoire (l’agence cite le modèle N95). La pièce doit être aérée pendant et après le travail. Le même organisme conseille aux personnes qui ont des préoccupations de santé d’en parler à un professionnel de santé avant de commencer. Il est aussi prudent que les personnes asthmatiques ou allergiques confient cette tâche à quelqu’un d’autre chaque fois que possible.

Étape par étape sur les surfaces dures

Sur le carrelage, les vitres, les menuiseries et les murs lessivables, la méthode indiquée par l’EPA est simple :

  • aérer la pièce et éloigner les meubles, les rideaux et les autres textiles de la zone touchée ;
  • frotter la moisissure avec de l’eau et du détergent, à l’aide d’une éponge ou d’un chiffon qui pourra être jeté ensuite ;
  • sécher complètement la surface, car l’humidité restante est précisément ce qui permet aux champignons de revenir ;
  • mettre les chiffons et les éponges utilisés dans un sac fermé avant de les jeter à la poubelle ;
  • surveiller la zone dans les semaines qui suivent, surtout après des jours de pluie.

Ce qu’il faut éviter

Si vous optez pour des produits chlorés, comme l’eau de Javel, lisez attentivement l’étiquette et ne les mélangez jamais avec d’autres produits ménagers. L’EPA avertit que le mélange d’eau de Javel avec des produits contenant de l’ammoniaque peut libérer des gaz toxiques.

Une autre erreur fréquente consiste à peindre par-dessus les taches. L’EPA est claire : il ne faut ni peindre ni calfeutrer des surfaces moisies, et la peinture ne doit être appliquée qu’une fois la zone nettoyée et totalement sèche. Dans les matériaux poreux ou absorbants, comme les faux plafonds, les plaques de plâtre ou les moquettes, la moisissure peut pénétrer en profondeur. L’agence admet que, dans ces cas, il puisse être nécessaire de les remplacer.

Quand faire appel à un professionnel

L’EPA estime qu’une zone moisie de moins d’environ 1 m² peut, en règle générale, être nettoyée par les occupants eux-mêmes. Au-delà, ou dans l’une des situations suivantes, une évaluation professionnelle se justifie :

  • les taches reviennent peu de temps après le nettoyage ;
  • il y a des signes d’infiltration, des fissures dans la façade, des tuiles cassées ou des menuiseries dégradées ;
  • l’humidité semble venir de l’intérieur des murs ou de sous le sol ;
  • une fuite de canalisation est suspectée ;
  • la moisissure apparaît dans des conduits de ventilation ou de climatisation, auquel cas l’EPA déconseille de faire fonctionner le système tant qu’il n’a pas été vérifié.

Dans les immeubles, lorsque l’origine se trouve dans une partie commune, comme la façade ou la toiture, la situation doit être signalée au syndic de copropriété.

Les habitudes qui réduisent l’humidité dans la maison

L’humidité dans la maison provient en grande partie de la vie quotidienne. De petits changements dans les gestes de tous les jours réduisent la quantité de vapeur qui reste dans l’air et, avec elle, la condensation sur les murs froids.

Faire sécher le linge

Faire sécher le linge à l’intérieur est l’une des sources de vapeur les plus citées par les recommandations britanniques. Faute d’alternative à l’extérieur, l’idéal est d’utiliser une pièce dont la porte reste fermée et la fenêtre entrouverte. Vous pouvez aussi placer l’étendoir près d’une fenêtre, loin des chambres où l’on dort. Les sèche-linge doivent disposer d’une évacuation d’air vers l’extérieur, comme le recommande l’EPA pour les appareils qui produisent de l’humidité, ou d’un réservoir de condensation vidé régulièrement.

Étendoir avec du linge qui sèche dans un salon, près de fenêtres ouvertes dont le rideau bouge avec l'air

Douches et salle de bains

La salle de bains concentre beaucoup de vapeur dans un petit espace. L’EPA conseille d’allumer l’extracteur pendant la douche, et il vaut la peine de le laisser fonctionner encore un moment après. Passer une raclette sur les parois de la douche, garder la porte fermée pendant la toilette et ouvrir la fenêtre à la fin sont des gestes rapides à l’effet visible. L’article de Filtrarte sur le nettoyage de la douche explique comment prévenir le calcaire et les moisissures dans cette partie du logement.

Cuisiner

Les soupes, les cuissons et l’eau bouillante libèrent de grandes quantités de vapeur. Utiliser la hotte ou ouvrir la fenêtre chaque fois que vous cuisinez est la recommandation de l’EPA. En outre, couvrir les casseroles réduit la vapeur qui se répand dans le logement.

Aérer tous les jours

Ouvrir les fenêtres quelques minutes, de préférence sur des côtés opposés du logement pour créer un courant d’air, renouvelle l’air intérieur même les jours froids. Les grilles de ventilation des fenêtres et des salles de bains doivent rester dégagées. Les meubles placés contre des murs extérieurs gagnent à être écartés de quelques centimètres, pour que l’air circule derrière.

Chauffer de façon régulière

Les pièces très froides pendant la journée et chauffées seulement par moments ont des murs glacés, sur lesquels la vapeur se condense facilement. Les recommandations du Royaume-Uni associent précisément le manque de chauffage et la faible efficacité énergétique des logements à l’apparition d’humidité et de moisissures.

Mesurer l’humidité relative

Un hygromètre, appareil simple et facile à trouver, indique l’humidité relative de chaque pièce. L’EPA recommande de la maintenir en dessous de 60 % et, idéalement, entre 30 % et 50 %. Des relevés élevés de façon persistante dans une chambre ou un salon indiquent que la ventilation ou le chauffage ne suivent pas l’humidité produite. Dans ces cas, un déshumidificateur peut aider à faire baisser les valeurs.

Qualité de l’air intérieur : ce qui change dans un logement humide

La qualité de l’air intérieur désigne l’ensemble des caractéristiques de l’air que l’on respire à la maison, de l’humidité aux odeurs et aux particules en suspension. Elle prend toute son importance lorsque l’on mesure le temps passé à l’intérieur : selon l’EPA, la plupart des personnes passent environ 90 % de leur temps dans des espaces clos. Une grande partie de l’exposition aux polluants de l’air a donc lieu à la maison.

Dans un logement humide, la moisissure s’accompagne souvent d’une odeur de moisi et de cet air lourd que l’on remarque en entrant dans une pièce restée fermée. La première étape est toujours la même : régler l’origine de l’eau et aérer.

La ventilation d’abord, la purification en complément

Purificateur d'air FilterQueen Defender sur le tapis d'un salon, avec une famille et un chien sur le canapé

Le guide de l’EPA sur les purificateurs d’air est explicite quant à l’ordre des priorités. Les moyens les plus efficaces d’améliorer l’air intérieur sont de réduire les sources de pollution et d’aérer avec de l’air extérieur. La filtration intervient comme un complément efficace de ces deux mesures, sans les remplacer. Le même organisme souligne que les purificateurs portables ne règlent pas la cause des moisissures ni de l’odeur de moisi.

Une fois l’humidité maîtrisée, un purificateur d’air aide à réduire les particules et les odeurs dans l’air d’une pièce. Le FilterQueen Defender, l’un des purificateurs commercialisés par Filtrarte, est un exemple de ce type d’appareil. Il associe un filtre à particules fines à une enveloppe de charbon actif contre les odeurs et les composés organiques volatils. Il est en outre indiqué pour des espaces jusqu’à 65 m².

Textiles, poussière et nettoyage régulier

Canapés, tapis, rideaux et linge de lit accumulent la poussière et absorbent les odeurs d’un logement humide. Les textiles présentant des moisissures visibles doivent être lavés à fond ou, si la tache ne part pas, remplacés. Pour le reste, un nettoyage régulier avec des appareils qui retiennent la poussière au lieu de la rejeter dans l’air fait la différence dans l’ambiance du logement.

Le FilterQueen Majestic est un système de nettoyage pour les sols, les tapis, les canapés et les autres textiles. Selon la description du fabricant, il filtre l’air au fur et à mesure qu’il aspire, grâce à une filtration en plusieurs étapes. Comme tout appareil de nettoyage, il ne remplace pas la correction de l’humidité, mais il s’intègre dans une routine pensée pour un logement avec moins de poussière. Les solutions de purification de l’air de Filtrarte sont réunies dans la catégorie Air.

Système de nettoyage FilterQueen Majestic avec la brosse posée sur le tapis d'un salon

Liste rapide pour l’automne et l’hiver

Avant que les mois les plus humides n’atteignent leur pic, une vérification simple aide à éviter les mauvaises surprises :

  • vérifier que les grilles de ventilation et les extracteurs d’air fonctionnent et sont propres ;
  • contrôler les gouttières, les chéneaux et l’étanchéité des fenêtres avant les plus fortes pluies ;
  • écarter du mur les meubles placés contre des murs extérieurs ;
  • prévoir un endroit pour faire sécher le linge avec la fenêtre entrouverte ;
  • aérer le logement tous les jours, même par temps froid ;
  • placer un hygromètre dans la chambre et dans le salon et suivre les valeurs ;
  • nettoyer dès l’apparition des premières taches, sans oublier de rechercher l’origine de l’humidité.

Questions fréquentes sur les moisissures et l’humidité dans la maison

Pourquoi voit-on des moisissures sur les murs de la chambre ?

Dans la plupart des cas, à cause de la condensation. Pendant la nuit, dans une pièce fermée, la vapeur d’eau s’accumule dans l’air. Elle se condense ensuite sur les zones les plus froides, comme les angles du plafond, les murs extérieurs et l’espace derrière la tête de lit ou les armoires. Aérer la chambre tous les matins et écarter les meubles des murs extérieurs sont les premières mesures à prendre.

Comment enlever la moisissure d’un mur sans abîmer la peinture ?

Sur les murs lessivables, l’EPA indique de frotter avec de l’eau et du détergent, puis de sécher complètement la surface. Sur les peintures plus fragiles, il vaut mieux faire d’abord un essai sur une zone peu visible. Si la moisissure a pénétré dans l’enduit ou dans les plaques de plâtre, un nettoyage en surface peut ne pas suffire et l’avis d’un professionnel se justifie.

L’eau de Javel règle-t-elle le problème des moisissures sur les murs ?

L’eau de Javel peut éclaircir les taches, mais elle ne corrige pas la cause, et la moisissure revient tant que l’humidité persiste. Si vous l’utilisez, suivez l’étiquette, aérez la pièce et ne la mélangez jamais avec d’autres produits, surtout ceux qui contiennent de l’ammoniaque, en raison du risque de dégagement de gaz toxiques.

Peindre par-dessus la moisissure règle-t-il le problème ?

Non. L’EPA déconseille de peindre ou de calfeutrer des surfaces moisies. La zone doit être nettoyée et totalement sèche avant toute peinture, et l’origine de l’humidité doit être corrigée pour que les taches ne réapparaissent pas sous la nouvelle peinture.

Quel est le taux d’humidité idéal dans un logement ?

L’EPA recommande de maintenir l’humidité relative intérieure en dessous de 60 %, idéalement entre 30 % et 50 %. Un hygromètre permet de suivre ces valeurs dans chaque pièce et de repérer où la ventilation doit être renforcée.

Un purificateur d’air élimine-t-il la moisissure ?

Non. Selon l’EPA, les purificateurs d’air ne règlent pas la cause des moisissures ni de l’odeur de moisi, qui se trouve toujours dans l’humidité. Une fois l’origine du problème corrigée et les surfaces nettoyées, un purificateur fonctionne comme un complément de la ventilation pour réduire les particules et les odeurs dans l’air.

Est-il utile d’ouvrir les fenêtres en hiver ?

Oui. Aérer quelques minutes par jour, de préférence en créant un courant d’air, renouvelle l’air chargé de vapeur sans refroidir le logement de façon significative. C’est l’une des mesures les plus simples et les plus efficaces contre la condensation.

Contenu développé par l’équipe bien-être de Filtrarte.
Ce contenu a un caractère purement informatif et ne remplace ni l’évaluation ni les conseils d’un médecin ou d’un autre professionnel de santé, ni le diagnostic d’un technicien qualifié.